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Combien coûte un site internet pour un gîte ou une chambre d'hôtes ?

Chez Norya Design, le site d'un gîte ou d'une chambre d'hôtes coûte 1 800 € (une seule page, en ligne en 72 heures), 3 600 € (5 pages, 2 langues) ou 6 000 € (12 pages, 3 langues), payables en 3 fois, puis 69 € à 139 € par mois sans engagement. Il sert à faire réserver en direct, sans commission, ceux qui vous cherchent par votre nom ; la loi impose d'y afficher vos prix, vos conditions d'annulation, vos mentions légales et, pour un gîte, son numéro d'enregistrement.

Par Tony Leroy, fondateur de Norya Design · mis à jour le .

Faut-il un site internet quand on est déjà sur Airbnb ou Booking ?

Gardez les plateformes : elles vous amènent des voyageurs qui ne vous connaissent pas. Le site sert ceux qui tapent votre nom : le couple qui revient chaque printemps, l'ami d'un ancien client, celui qui a vu votre maison dans un guide. S'ils ne trouvent que votre annonce, ils réservent sur la plateforme, et vous payez une commission sur des clients venus pour vous.

Vendre en direct reste minoritaire. Dans l'étude de l'Afnic sur 986 entreprises du tourisme, publiée fin 2023, « seuls 41 % des répondants vendent directement sur leur site internet ». L'Afnic décrit le prix de cette dépendance : moins de liberté sur les prix et les disponibilités, des commissions « qui vont en s'augmentant », aucune protection quand une plateforme change sa politique tarifaire.

Combien prennent vraiment Airbnb et Booking ?

Airbnb publie ses frais. En frais partagés, la plupart des hôtes paient 3 % et le voyageur ajoute 14,1 à 16,5 % de frais de service. En frais uniques, tout est prélevé sur l'hôte : 15,5 % pour la plupart des hôtes. Airbnb écrit faire « actuellement passer tous les hôtes de logements à des frais de service uniques ».

Booking ne publie pas de taux unique. Sa commission est « un pourcentage fixe du montant total de la réservation », ménage compris, taxe de séjour exclue, et ce pourcentage dépend du pays, du type d'établissement et du contrat. Les programmes Partenaire Préféré et Accélérateur de visibilité l'augmentent. Votre taux exact est écrit dans votre contrat et dans votre extranet.

Le chiffre qui compte est donc le vôtre : additionnez les commissions et frais de vos relevés de l'an dernier.

Ai-je le droit d'afficher un prix plus bas sur mon propre site que sur Booking ?

Vis-à-vis de Booking, oui. Désigné « contrôleur d'accès » par la Commission européenne au titre du règlement sur les marchés numériques (DMA), Booking doit depuis le 14 novembre 2024 laisser les hébergeurs proposer de meilleurs prix et conditions ailleurs, y compris sur leur propre site, sans mesure pour les en empêcher. Selon la fiche de la Commission du 28 septembre 2026, les clauses de parité ont disparu de ses conditions et de ses programmes, et les prix pratiqués ailleurs ne comptent pas dans le classement par défaut des annonces.

Pour les autres plateformes, relisez vos conditions. Sur Airbnb en frais partagés, le voyageur paie des frais que vous ne touchez pas : en direct, vous pouvez lui faire un prix plus doux sans gagner moins.

Que doit obligatoirement afficher le site d'un gîte ou d'une chambre d'hôtes ?

Les mentions légales de la loi pour la confiance dans l'économie numérique : votre nom ou celui de votre société, votre adresse, un e-mail, un téléphone, votre numéro d'immatriculation s'il y en a un, et les coordonnées de l'hébergeur du site. Selon le ministère de l'Économie, leur absence est punie d'un an d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende pour une entreprise individuelle.

Avant une réservation à distance, l'article L221-5 du Code de la consommation impose d'informer clairement le voyageur, notamment du prix, et de lui dire quand il n'a pas de droit de rétractation. C'est votre cas : l'article L221-28 l'exclut pour l'hébergement fourni « à une date ou à une période déterminée ». Vos conditions d'annulation sont donc celles que vous écrivez : publiez-les sur le site, dans vos conditions générales de vente.

Si vous vendez des séjours à des particuliers, nommez aussi votre médiateur de la consommation, avec l'adresse de son site (article R616-1). Pour les cookies, la CNIL exige le consentement avant tout traceur non indispensable, comme la publicité, et refuser doit être aussi simple qu'accepter.

Taxe de séjour et numéro d'enregistrement : que faut-il prévoir sur son site ?

Si votre commune applique la taxe de séjour au réel, vous la percevez sur les réservations directes et la reversez à la collectivité. Une plateforme qui encaisse le paiement pour vous la collecte si vous louez en non-professionnel, ou si vous l'avez mandatée. Son tarif doit être affiché chez vous (article R2333-49 du Code général des collectivités territoriales) : l'écrire aussi près du prix, sur le site, évite une surprise au départ.

Pour un gîte, c'est-à-dire un meublé de tourisme, l'article L324-2 du Code du tourisme, modifié par la loi du 19 novembre 2024 dite loi Le Meur, prévoit depuis le 20 mai 2026 que « toute offre de location d'un meublé de tourisme » contient le numéro de déclaration. Le guide pratique de l'État précise que l'obligation vaut « pour les loueurs comme pour les plateformes », sur « toute annonce relative au bien ». Le téléservice national qui délivrera ce numéro partout est annoncé pour le quatrième trimestre 2026 ; d'ici là, il existe dans les communes qui ont mis en place l'enregistrement. Votre mairie vous dira où vous en êtes.

Une chambre d'hôtes, elle, compte au plus cinq chambres et quinze personnes, petit-déjeuner compris, avec un accueil par l'habitant, et se déclare en mairie (article L324-4), sans numéro à afficher.

Qu'est-ce qui donne envie de réserver en direct sur un site ?

Ici, c'est le bon sens d'hôte qui parle, pas une étude : on réserve quand on trouve ses réponses sans avoir à écrire. Des photos vraies de chaque chambre, de la salle d'eau et de l'extérieur. Le prix par nuit et ce qu'il comprend (petit-déjeuner, linge, ménage, taxe de séjour). Les dates libres, ou au moins vos périodes d'ouverture. L'accès depuis Montpellier, Pézenas ou le lac du Salagou, et l'heure d'arrivée. Un lien vers vos avis publics. L'anglais, si vos voyageurs viennent de loin. Une demande courte : les dates et le nombre de personnes.

La recherche va dans ce sens : auprès de 571 personnes au Canada, en Allemagne et en Chine, Cyr (2008) a relié la clarté de l'information, la navigation et l'aspect visuel d'un site à la confiance et à la satisfaction, puis à l'envie d'y revenir, avec des écarts d'un pays à l'autre.

Combien coûte un site chez Norya Design, et comment savoir s'il se rembourse ?

Page unique : 1 800 €, en ligne en 72 heures, souvent assez pour un gîte. Site vitrine : 3 600 €, 5 pages, 2 langues, en ligne en 3 semaines, pour donner sa page à chaque chambre et parler anglais. Site Signature : 6 000 €, 12 pages, 3 langues, en ligne en 5 semaines. Payable en 3 fois sans frais. Un calendrier de réservation en ligne se chiffre sur devis.

Ensuite, un abonnement mensuel sans engagement, avec 2 mois offerts : 69, 99 ou 139 € par mois, pour l'hébergement, la sécurité, les mises à jour et les changements demandés par message, faits sous 48 heures. Le nom de domaine est enregistré à votre nom, à votre charge (environ 10 € par an). Sur 3 ans, le total est de 4 146 €, 6 966 € ou 10 726 €, plus environ 30 € de nom de domaine.

Votre calcul : ce total, divisé par 3, puis par votre taux de commission, donne le montant de réservations qui doit passer chaque année en direct, au lieu de la plateforme, pour que la commission évitée paie le site. Site vitrine et plateforme à 15 % : 6 966 € ÷ 3 ÷ 0,15, soit environ 15 500 € de séjours par an. Norya Design ne promet pas de réservations, et une réservation directe vous demande aussi du temps pour répondre et encaisser.

Pour un exemple, Maison Alba, une maison d'hôtes imaginée près du lac du Salagou, est un projet concept de la section Projets de norya.fr. Le premier pas est un échange de 30 minutes sur votre lieu ; sous 48 heures, vous recevez un devis et un aperçu de la maquette, offerts et sans engagement.

Sources