Norya Blog
Créer son site internet avec l'IA : ce que ça donne vraiment
Oui, un outil d'intelligence artificielle peut vous donner un site présentable en peu de temps, et Google dit juger la qualité d'un contenu, pas la façon dont il a été produit. Mais l'outil ne connaît ni votre métier, ni vos communes, ni vos prix : les textes vrais, les photos, les mentions légales et la cohérence avec votre fiche Google restent à faire, par vous ou par un professionnel. Pour un besoin simple et un petit budget, le faire soi-même peut suffire, à condition de tout relire avant de publier.
Par Tony Leroy, fondateur de Norya · mis à jour le .
Que fait vraiment un outil de création de site avec IA ?
Vous décrivez votre activité en quelques phrases ; l'outil propose une mise en page, des textes de départ et des images. En peu de temps, vous avez quelque chose qui ressemble à un site. C'est utile : une première version aide à voir ce que l'on veut, et ce que l'on ne veut pas.
Vous ne seriez pas seul à essayer. Selon le baromètre France Num 2026 (plus de 9 000 petites et moyennes entreprises interrogées), 40 % d'entre elles utilisent désormais l'intelligence artificielle, et 34 % de l'ensemble s'en servent pour générer du texte, de la voix ou des images.
Ce que l'outil fait vite, c'est la forme. Ce qui fait appeler un artisan ou réserver une table, c'est le fond : ce que vous faites, où, à quel prix, et pourquoi vous plutôt qu'un autre.
Google pénalise-t-il un site écrit avec l'IA ?
Pas pour cette seule raison. Google l'écrit lui-même : « Nous nous concentrons sur la qualité du contenu plutôt que sur la façon dont il est produit. » Et à la question de savoir si un texte généré par IA sera bien placé, il répond : « L'IA n'apporte aucun avantage particulier. »
La limite est ailleurs. Pour Google, se servir de l'IA « pour générer de nombreuses pages sans ajouter de valeur pour les utilisateurs » peut enfreindre ses règles contre le spam. Il rappelle aussi que les modèles génératifs « ne récupèrent pas de faits, mais prédisent une séquence de mots probable » : leurs textes peuvent contenir des erreurs. Il juge donc « essentiel de vérifier manuellement l'exactitude et la fiabilité » de ce qu'ils produisent avant de publier, y compris le titre de la page et sa description.
Pour un commerce, la conséquence est simple : un texte général, qui pourrait décrire n'importe quel plombier ou n'importe quel restaurant, ne dit rien de plus que les autres pages. Google pose d'ailleurs la question : votre contenu montre-t-il une expertise « acquise après avoir utilisé un produit ou un service, ou après avoir visité un lieu » ? Ce que vous seul pouvez écrire compte plus que la façon de l'écrire.
Faut-il dire que vos textes viennent de l'IA ? Google conseille de le préciser « là où le lecteur pourrait raisonnablement s'y attendre ». Ce qui ne se fait jamais : présenter comme vrais un texte, une photo ou une équipe inventés.
Qu'est-ce que l'outil ne fait pas à votre place ?
Il fait gagner du temps sur la mise en page. Le reste dépend de ce que vous lui donnez, et de ce que vous vérifiez.
- Les vrais textes de votre métier. L'outil ne sait pas que vous posez des cuisines en chêne massif, que vous intervenez de Gignac à Lodève, que vous fermez le lundi ou que votre carte change chaque semaine. S'il l'écrit sans que vous le lui ayez dit, il l'invente.
- Vos photos. Une image générée qui montre un plat, une chambre ou un chantier qui n'existent pas peut tromper le client : le Code de la consommation qualifie de trompeuse une pratique qui repose sur des présentations « fausses ou de nature à induire en erreur » sur la nature ou les caractéristiques essentielles d'un service (article L. 121-2). Et pour une photo trouvée en ligne, il faut en avoir les droits.
- Une équipe et des avis inventés. Google qualifie de « forme de tromperie » les profils fabriqués avec des « portraits générés par IA » ou des « noms inventés ». Et diffuser de faux avis de clients est interdit (article L. 121-4 du Code de la consommation).
- Les mentions légales. La loi oblige un site professionnel à dire qui l'édite et qui l'héberge (loi pour la confiance dans l'économie numérique, article 1-1). Le site officiel Entreprendre Service Public détaille ce qu'il faut afficher : votre nom ou celui de votre société (avec sa forme et son capital), votre adresse, votre e-mail, votre téléphone, votre numéro d'immatriculation, votre numéro de TVA s'il y en a un, et les coordonnées de l'hébergeur. L'oubli est puni (article 1-2 de la même loi) : jusqu'à 75 000 € d'amende pour une entreprise individuelle et 375 000 € pour une société, précise ce même site. L'outil peut proposer un modèle de page ; il ne connaît pas vos numéros.
- Le formulaire et les cookies. Un formulaire de contact recueille des données personnelles : il faut dire aux visiteurs ce que vous en faites. Et une vidéo, un bouton de réseau social ou un outil de réservation intégrés au site peuvent déposer leurs propres cookies, dont certains demandent l'accord du visiteur.
- La cohérence avec votre fiche Google. Google demande que le nom de votre fiche corresponde à celui de votre établissement « tel qu'il est indiqué sur votre devanture, votre site Web et vos documents ». Gardez le même nom, la même adresse, le même téléphone et les mêmes horaires partout : un outil qui ne voit pas votre fiche ne peut pas le vérifier.
- Le temps. Décrire, relire, corriger, choisir les photos, mettre en ligne, puis tenir le site à jour : c'est vous qui le faites, souvent le soir.
- Qui répond quand ça casse. L'assistance de l'outil répond pour l'outil. Pour un formulaire qui n'envoie plus rien, un nom de domaine qui expire ou des horaires d'été oubliés en ligne, c'est vous.
Faire son site avec l'IA ou avec un professionnel : quelle différence ?
Aucune des deux voies n'est meilleure dans l'absolu. Elles ne demandent pas le même temps, et ne laissent pas les mêmes choses à votre charge.
| Ce qui compte | Vous-même, avec un outil d'IA | Avec un professionnel |
|---|---|---|
| Votre temps | Décrire, relire, corriger, choisir les photos, mettre en ligne : tout passe par vous | Un échange, quelques réponses à donner, des relectures |
| Ce qui est fait pour vous | Une mise en page, des textes de départ, des images | La structure, les textes de votre métier et de vos communes, la mise en page et la mise en ligne, selon ce que dit le devis |
| Ce qui reste à faire | Vérifier chaque fait, écrire ce qui vous est propre, trouver de vraies photos, les mentions légales, le formulaire, l'accord pour les cookies, la cohérence avec la fiche Google | Fournir vos informations et vos photos, valider les textes |
| Qui répond en cas de problème | L'assistance de l'outil, pour l'outil ; pour le contenu du site, vous | Le prestataire, pour ce qui est écrit au contrat : demandez-le avant de signer |
| Ce que vous payez | L'abonnement de l'outil, et votre temps | Un prix écrit dans le devis, souvent un suivi mensuel : comparez le total sur trois ans |
Dans quels cas un outil d'IA suffit-il ?
Quand le budget est serré, que vous avez du temps et l'envie de le faire vous-même. Quand le besoin est simple : une page qui dit ce que vous faites, où, quand vous êtes ouvert et comment vous joindre. Quand vous voulez tester une idée avant d'investir. Dans ces cas, l'outil peut très bien faire l'affaire, avec une fiche Google complète et à jour à côté (fiche Google ou site : de quoi a besoin un commerce).
Il vaut mieux se faire aider quand votre site doit vous faire choisir face à des confrères bien notés, quand il doit faire réserver, vendre ou parler plusieurs langues, ou quand vous n'avez pas le temps de le tenir à jour. Un site se juge vite : une étude publiée en 2006 a montré que l'attrait visuel d'une page d'accueil peut se juger en 50 millisecondes (ce que cela change pour votre page d'accueil).
Ce qu'un site doit montrer dépend de votre métier : voyez nos pages pour les artisans et pour les restaurants.
Si vous le faites vous-même, que vérifier avant de mettre en ligne ?
Gardez cette liste à côté de vous. Elle vaut aussi pour un site fait par quelqu'un d'autre.
- Chaque fait est juste : horaires, prix, téléphone, adresse, communes, prestations. Relisez tout ce que l'outil a écrit, y compris le titre de la page et sa description, qui s'affichent dans Google.
- Votre métier et votre zone se lisent dès le haut de la page, dans les mots de vos clients.
- Les photos sont les vôtres, ou vous en avez les droits.
- Le nom, l'adresse et le téléphone sont les mêmes que sur votre fiche Google.
- Les mentions légales sont complètes : qui édite le site, qui l'héberge.
- Le formulaire arrive bien dans votre boîte, et une phrase dit ce que vous faites des données.
- Le site s'affiche bien sur un téléphone, et votre numéro s'appelle d'un toucher.
- Le nom de domaine (l'adresse du site) est enregistré à votre nom.
Comment fait Norya ?
Norya est un studio d'une personne, à Montpellier : Tony Leroy conçoit et construit chaque site lui-même, et c'est lui qui vous répond. Chaque choix part d'études publiées sur la façon dont les visiteurs jugent un site, réunies dans le Laboratoire. L'ordre des pages, les textes et les images sont choisis pour votre métier et vos communes, et vous validez le site avant sa mise en ligne (création de site à Montpellier et dans l'Hérault).
Le premier pas est un échange de 30 minutes. Sous 48 heures, vous recevez un devis et un aperçu de la maquette de votre site, offerts et sans engagement (réserver l'échange).
Les prix sont écrits : Page unique : 1 800 €, une seule page, en ligne en 72 heures. Site vitrine : 3 600 €, 5 pages, 2 langues, en ligne en 3 semaines. Site Signature : 6 000 €, 12 pages, 3 langues, en ligne en 5 semaines. Payable en 3 fois, sans frais : un acompte d'un tiers à la commande pour démarrer. Ensuite, un abonnement mensuel sans engagement, avec 2 mois offerts : 69 € par mois pour la page unique, 99 € pour le site vitrine, 139 € pour le Site Signature. Il comprend l'hébergement, la sécurité, les mises à jour, et les changements que vous demandez par un simple message, faits sous 48 heures. Vous pouvez partir quand vous voulez. Le nom de domaine est enregistré à votre nom, à votre charge (environ 10 € par an). Le domaine, les textes et les photos sont à vous. Le détail est sur la page des tarifs et dans les questions fréquentes.
Ce que Norya ne fait pas : promettre une place sur Google. Et si vous voulez un site simple, tout de suite et à petit budget, un outil d'IA bien relu peut vous suffire.
Sources
- Google Search Central, « Conseils de la recherche Google concernant l'utilisation de contenu généré par IA sur votre site Web » (mis à jour le 5 octobre 2026)
- Google Search Central, « Conseils de la recherche Google concernant le contenu généré par IA » (8 février 2023)
- Google Search Central, « Créer des contenus utiles, fiables et people-first » (mis à jour le 7 octobre 2026)
- Google Search Central, « Règles concernant le spam dans la recherche sur le Web Google » (mis à jour le 31 août 2026)
- Google, « Consignes relatives à la représentation de votre établissement sur Google »
- Loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie numérique, article 1-1 (Légifrance, en vigueur depuis le 23 mai 2024)
- Loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie numérique, article 1-2 (Légifrance, en vigueur depuis le 23 mai 2024)
- Code de la consommation, article L. 121-2 (Légifrance, version en vigueur depuis le 28 mai 2022)
- Code de la consommation, article L. 121-4 (Légifrance, version en vigueur depuis le 28 mai 2022)
- Entreprendre Service Public, « Mentions obligatoires sur le site internet d'une entreprise » (vérifié le 13 octobre 2026)
- Entreprendre Service Public, « Gérer les cookies et autres traceurs sur le site internet d'une entreprise » (vérifié le 13 octobre 2026)
- Direction générale des Entreprises, « Baromètre France Num 2026 : quatre TPE-PME sur dix utilisent désormais l'intelligence artificielle » (28 septembre 2026)
- Lindgaard et al. (2006), Behaviour & Information Technology